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C’est la saison pour agir et se protéger !
Avec la fin de l’hiver et l’arrivée du printemps, c’est la saison des chenilles processionnaires : elles quittent leurs nids, descendent des arbres en procession et les risques pour la santé augmentent, il est donc essentiel de s’informer et d’agir.
Les chenilles processionnaires sont les larves de papillons de nuit, principalement la processionnaire du pin et la processionnaire du chêne.
La processionnaire du pin vit dans les pins et les cèdres où elle construit des nids blancs en forme de fuseaux. Entre juin et septembre, les femelles pondent leurs œufs sur ces arbres, les larves éclosent cinq à six semaines plus tard et se nourrissent des aiguilles. Après avoir passé l’hiver dans leurs nids, elles descendent en procession dès février ou mars pour s’enfouir dans le sol, se transformer en chrysalides puis en papillons quelques mois plus tard.
La processionnaire du chêne, quant à elle, pond ses œufs en fin d’été et l’éclosion a lieu généralement en avril. Les chenilles vivent en colonies dans des nids soyeux plaqués sur les troncs ou sous les branches, qui grossissent au fil du temps. Elles sortent en fin de journée pour se nourrir des feuilles et se déplacent principalement sur l’arbre, ne descendant au sol qu’accidentellement.
Les chenilles processionnaires sont les plus urticantes de nos régions, car leurs poils microscopiques contiennent une toxine, l’histamine, qui peut se disperser dans l’air. Depuis 2022, elles sont classées comme animaux nuisibles en raison des risques sanitaires qu’elles représentent.
Chez l’homme, le simple contact peut provoquer des irritations cutanées intenses, des démangeaisons, des œdèmes et, dans les cas les plus graves, un choc anaphylactique nécessitant une prise en charge médicale urgente.
Chez les animaux, notamment les chiens, l’ingestion peut entraîner une nécrose de la langue, les empêchant de s’alimenter et imposant une consultation vétérinaire en urgence.
En forêts ou en zones boisées urbaines :
En cas d’exposition :
Il est possible d’avoir recours à des dispositifs de piégeage (pièges à phéromones) autour des arbres concernés entre aout et septembre, installés par une société habilitée.La mésange charbonnière, sédentaire sur notre territoire est la "mangeuse de chenilles processionnaires" par excellence, avec une consommation familiale de 500 chenilles par jour !Poser des nichoirs à mésanges près des zones infestées, ou préventivement dans votre jardin, peut s’avérer efficace. Le nichoir, avec une ouverture de 32 millimètres, doit être installé entre 4 et 5m de hauteur sur le tronc et doit être exposé au sud-est à l'abri des vents dominants. Les chauves-souris, les araignées, certains coléoptères comme les calosomes, le coucou gris sont aussi consommateurs des papillons ou des chenilles des processionnaires.L’élagage des arbres touchés peut réduire les risques, car les chenilles ont besoin de ramper le long des troncs pour rejoindre les branches et se nourrir. Enfin, si vous repérez des nids en dehors de chez vous, il est essentiel de signaler toute présence de nids ou de processions de chenilles aux autorités locales ou à la municipalité, qui peuvent organiser un traitement adapté, comme l’installation de pièges ou l’intervention de professionnels pour les retirer en toute sécurité.
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