Parc culturel de Rentilly

Lek (2013)

Résidence d’artiste : Lek

Entre janvier et août 2013, le Parc culturel accueille en résidence, pour la première fois, un artiste issu du street art, Lek. Par le biais de cette résidence, le Parc culturel s’associe à Act’art, participant ainsi à l’évènement Seine-et-Marne en état de graff rassemblant des graffeurs de tous horizons, des figures internationales aux artistes reconnus du département, en passant par la nouvelle génération.
Tout au long de la résidence de Lek, des rencontres avec l’artiste seront prévues ainsi que des actions de médiation autour du street art, mises en place par Act’art.
Découvrez ci-après les premières photos et vidéo de son travail de résidence au Parc culturel, avant l’exposition que nous lui consacrons du 16 juin au 14 juillet.

Lek

Alors qu’il grandit près du terrain vague de Stalingrad à Paris, berceau de la scène émergeante du graffiti en France, c’est en 1988 que les premières « pièces » de Lek apparaissent sur les lignes ferroviaires de la gare de l’Est. Plusieurs noms de « graffeurs » jalonnent son parcours : ses influences américaines avec Rammelzee et Kase2, sa proximité avec Lokiss, puis enfin des rencontres déterminantes parmi lesquelles celles avec Hof et Osean.
Dans sa pratique du street art, Lek décortique éclate, détourne, tire la lettre, élément essentiel du graffiti. De ses études d’architecte, il conserve des réflexes graphiques, l’intelligence des volumes, son appréhension des matières et des supports. Il installe son lettrage sur les murs et se fond à son environnement. Bois, papier, scotch autant que bombe aérosol deviendront des outils potentiels ; mêlant ainsi les styles, il se veut « maître d’œuvre » de son art. On note dans son travail une grande importance de la photographie et récemment de la vidéo.


Mausolée

En août 2010, ce qui va devenir le projet Mausolée voit le jour, grâce à la découverte par Lek et un autre graffeur, Sowat, d’un supermarché abandonné dans le nord de Paris. Pendant un an, dans le plus grand des secrets, les deux artistes se sont rendus quotidiennement dans ce lieu de 40 000 m2 de murs nus sur quatre étages, pour y peindre des fresques et organiser une résidence artistique sauvage en invitant une quarantaine de graffeurs français, de la première à la dernière génération du mouvement.
Ensemble, ils ont bâti un mausolée, un temple dédié à leur culture underground en passe de disparaître à l’ère du street art et de son esthétique pop mondialisée.


Le Palais de Tokyo

A la fin de l’année 2012, Lek et Sowat se sont emparés des entrailles du Palais de Tokyo : les espaces secondaires qui n’ont pas vocation à accueillir des expositions et sont habituellement fermés au public. Leur architecture minimaliste de ces lieux marquée par le temps rappelle les lieux précaires et périphériques empruntés par les graffeurs: les friches industrielles, les dépôts de trains.
Reproduisant le processus déployé lors du projet «Mausolée», Lek, Sowat ont invité des artistes issus du graffiti à intervenir dans un vaste escalier en plongée. Une sortie de secours, comme une ligne de fuite: la ligne de fuite architecturale, la fuite d’un graffeur.
Ce projet réunit des artistes de générations et de démarches différentes: ceux qui développent leur pratique dans les terrains vierges, jusqu’aux plus radicaux qui n’interviennent que sur les trains et les métros. Chaque artiste apporte ainsi son tracé, sa gestuelle, son histoire, sa posture, dans un travail collectif où les ego et les styles se recouvrent, s’entrechoquent et cohabitent dans une sombre composition vaporeuse et furtive, à la bombe, au pinceau, au crayon, à la craie, et autres matériaux récupérés dans les stocks de l’institution.
Lek et Sowat mènent en commun une pratique de l’Urbex, l’investissement de lieux en friche, chargés d’histoire - non sans rappeler le Palais de Tokyo. Dans leurs fresques à grande échelle, les motifs typographiques traditionnellement utilisés dans les graffitis, sont menés vers une forme d’abstraction architecturée.


Les Bains Douches

En décembre 2012, c’est un nouveau « chantier » qui attend les deux graffeurs, celui des célèbres Bains Douches à Paris. En effet, le bâtiment, fermé depuis 2010 pour raisons de sécurité et avant des travaux qui doivent intervenir prochainement, reprend vie grâce à une résidence artistique éphémère. Jusqu'au 30 avril 2013, début des travaux, une quarantaine d'artistes, dont Lek, ont été conviés à investir les 3 000 m2 de ce dédale haussmannien de six étages, tout en parquets, moulures et cheminées.
La plupart sont représentants de l'art urbain, pour beaucoup issus de la mouvance street art ("art de la rue") et graffiti. En résonance avec l'espace alentour, ils formulent des propositions qui vont de la fresque à l'affiche, en passant par la photographie et l'installation.
Ces résidents sont des artistes urbains "historiques" (Gérard Zlotykamien, Jérôme Mesnager...), des graffeurs fidèles à la "religion" du nom et aux lettrages tracés à la bombe aérosol (Psy, Nasty...) ou ouverts à l'abstraction (Lek, Sowat, Sambre, Thomas Canto...), des street artists explorant des formes d'expression et des supports plus grand public (L'Atlas, Vhils, Invader, Ludo...) et même des artistes contemporains (Jeanne Susplugas, Joachim Sauter...).
La résidence des Bains Douches hérite en partie du modèle du "Mausolée".


Carte blanche à Lek

Dans le cadre de sa résidence, le Parc culturel donne à Lek une carte blanche pour réaliser une exposition. Multipliant les supports, photo, installation ou bien encore peinture, dans l'environnement que lui offre sa résidence, Lek expérimentera ces différents médiums pour créer des œuvres, exposées dans la salle des trophées. Pour cela, il conviera également d’autres artistes issus du street art à venir le rejoindre dans cette aventure.

Exposition ouverte à la salle des trophées du 16 juin au 14 juillet 2013
Le mercredi et le samedi de 14 h 30 à 17 h 30
Le dimanche de 10 h 30 à 13 h et de 14 h 30 à 17 h 30

Entrée libre

A noter
Rencontre avec les artistes à l’occasion de l’ouverture de l’exposition le dimanche 16 juin à 16h.

A 17h, une projection de films, sélectionnés par Lek, aura lieu à l’Espace des arts vivants.


Soutenue par le Conseil général de Seine-et-Marne, la saison Hoptimum est réalisée par Act’art avec les réseaux des partenaires culture et jeunesse et l’aide de la direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France – Ministère de la culture et de la communication et du Conseil régional d’Île-de-France.

2007 : Exposition "Les Dynamiques" - Galerie Chappe, Paris.
2009 : Exposition collective “T.A.G “ au Grand Palais, Paris.
2010 : Exposition collective “Graffiti, état des lieux”  -  Galerie Agnes B.
2010 : Exposition perso “Lettres Contre Architecture”- galerie La Place Forte, Paris.
2010 : Exposition collective “Graffiti Art Summer Show”- Galerie Celal, Paris.
2010 : Exposition collective “Beyond Graffiti”- Galerie Celal, Paris.
2011 : Exposition collective “HALL of FAME”- DAVID BLOCK GALLERY, Marrakech.
2011 : Exposition “Street Art Paris, St Sulpice”- Galerie Celal, Paris.
2012 : Exposition"MAUSOLEE"- Galerie itinérance, Paris.
2012 : événement ARTAQ, Angers.
2012 : Wall Art Fair- avec la galerie Rabouan Moussian Lyon.
2012 : collaboration avec JOHN GIORNO au Palais de Tokyo, Paris.  

Parutions et éditions :

« Hors du temps, le graffiti dans les lieux abandonnés » par Antonin Giverne, Editions Color Zoo.
« Nothing but Letter, Releasing the Alphabet » Co-écrit avec Lotfi « Yko » Hammadi. Editions Wasted talent.
« Mausolée » Co-écrit avec Sowat, Editions Alternatives. Ouvrage disponible au centre de ressources documentaires du Parc culturel de Rentilly
« Paris, de la rue à la galerie » par samantha Longhi et Nicolas Chenus, Editions Pyramyd. Ouvrage disponible au centre de ressources documentaires du Parc culturel de Rentilly
« Hors du temps. 2, le graffiti dans les lieux abandonnés » par Antonin Giverne, Editions Pyramyd. Ouvrage disponible au centre de ressources documentaires du Parc culturel de Rentilly

Projet d'installation MetaGra(FF)ies pour l'exposition Carte blanche à Lek

  • © Lek/Romi, 2013
  • © Lek/Romi, 2013
  • © Lek/Romi, 2013
  • © Lek/Romi, 2013
  • © Lek/Romi, 2013
  • © Lek/Romi, 2013

Projet de vidéo intitulé Pandore 1.2 pour l'exposition carte blanche à Lek

 

Vous avez besoin du lecteur Flash !
© Lek/Romi, 2013

Reportage de Canal Coquelicot sur le festival Hoptimum

 

(c) Canal Coquelicot
Parc culturel de Rentilly / Communauté d'Agglomération de Marne et Gondoire
Parc culturel de Rentilly
Domaine de Rentilly - 1 rue de l'Etang
Bussy Saint Martin - BP 29
77 607 Marne-la-Vallée Cedex 3
Tél. : 01 60 35 43 50
Courriel : parcculturelrentilly@marneetgondoire.fr

Un site de la communauté d’Agglomération Marne & Gondoire

http://www.marneetgondoire.fr/index.php?id=1035

StratisRéalisation