Parc culturel de Rentilly

Micro-climat

Micro-climat 2012

Micro-climat 2012 – évènement artistique soutenu par le Conseil général de Seine-et-Marne

Pour la quatrième édition de Micro-climat, c’est à François-Thibaut Pencenat qu’est confiée cette manifestation artistique. 
Artiste protéiforme (vidéos, photographies, installations…), il a imaginé et conçu pour le parc trois œuvres, constituant un parcours. Son travail porte sur l’idée de mise en scène et instaure un rapport entre le réel et la fiction. 
Les œuvres conçues pour le parc intègrent ces notions.

"En prenant appui sur les caractéristiques du jardin, j’ai imaginé ces œuvres dans le but de perturber et de contrecarrer le principe du jardin à la française, d’en altérer la symétrie et de remettre en cause le triomphe de l’ordre sur le désordre". 

Perspective à la française

Rideau
Tissu plissé, système mécanique, moteur, 4000 X 400 cm. (situé dans l’axe du château, après les pièces d’eau).

Cette installation transforme le parc en scène de théâtre. En effet, un rideau géant bloque par intermittence la vue principale de la perspective depuis le château, parasitant ainsi le point de vue, transformant le regard du promeneur en évènement. L’intérêt du spectateur est mis à l’épreuve lorsque le rideau s’ouvre car ce qui est alors découvert n’est rien de plus que ce qui est là en permanence. 
Yann Perol

Premier bassin-miroir

Points
Moteur, hélices, dimensions variables.

La seconde œuvre, plus discrète, se trouve dans le bassin proche du château et tourne en dérision l’organisation rigide de la perspective à la française. En effet, l’installation de trois vortex, régis par une turbine, crée des ondes circulaires, allant à l’encontre des tracés rectilignes du parc. 
Yann Perol

Autour du château

Cercles
Peinture blanche, dimensions variables.

Cette dernière installation prend appui sur l’œuvre Points. Une série de circonvolutions est dessinée en blanc sur les pelouses du parc. Le point central de ces cercles est la série des trois vortex. Telle une onde de choc, les arcs de cercle se répandent dans l’ensemble du jardin venant parasiter les lignes déjà existantes. Ces cercles viennent jouer avec le dessin originel du jardin, pour modifier perspectives et points de vue, offrant ainsi une nouvelle déambulation aux visiteurs. 
Yann Perol 

  • (c) Laurent Paillier
  • (c) Laurent Paillier
  • (c) Laurent Paillier
  • (c) Laurent Paillier
  • (c) Laurent Paillier
  • (c) Laurent Paillier
  • (c) Laurent Paillier
  • (c) Laurent Paillier
  • (c) Laurent Paillier
  • (c) Laurent Paillier
  • (c) Laurent Paillier
  • (c) Laurent Paillier
  • (c) Laurent Paillier
  • (c) Laurent Paillier
  • (c) Laurent Paillier
  • (c) Laurent Paillier
  • (c) Laurent Paillier
  • (c) Laurent Paillier
  • (c) Laurent Paillier
  • (c) Laurent Paillier

Micro-climat 2011 :


Boulingrin
Alexandra Sà – d décaèdr

Diplômée des Arts Décoratifs de Strasbourg, Alexandra Sà projette un regard décalé sur le réel, souvent teinté d’humour. Sa proposition d décaèdr pour le parc de Rentilly joue sur une parenté entre des structures d’aires de jeux, les dés à jouer et l’ossature d’un volume sculptural. Cette figure questionne et génère plusieurs interprétations pour les spectateurs. Elle offre sur chaque face une fenêtre qui cadre le paysage environnant.

Forêt
Pierre Laurent - Corner


Architecte de formation, Pierre Laurent questionne la problématique d’un lieu et de la forme qui en résulte. L’objectif de Corner est de composer un parterre végétal par l’apparition d’une seule forme et cela à un endroit précis. Un mur énigmatique prend place sur l’un des quatre coins du parterre en épousant l’angle de sa pelouse. Cette installation constitue le lieu et ne l’occupe pas simplement. L’œuvre n’est pas seulement l’objet mais aussi l’environnement qui lui fait face. Elle place l’usager dans un rôle d’acteur puisque l’espace créé donne plein pouvoir à la découverte physique de l’œuvre.

Parc à l’anglaise, près du hêtre pourpre
Benedetto Bufalino – Ne pas toucher

Benedetto Bufalino utilise les formes plastiques comme moyen d'expression et se sert du contexte comme matière, à partir duquel il va créer un court-circuit, un événement. À première vue, on croit à un travail uniquement humoristique, mais il l’utilise pour accrocher le passant et lui offrir d’autres lectures sur le monde. Pour le parc de Rentilly, l’installation Ne pas toucher détourne les cartels utilisés dans les musées ou les salles d’expositions. Cette création déplace l’œuvre d’art puisque ce n’est pas l’installation qui devient l’œuvre, mais bien tout ce qui l’entoure. À travers Ne pas toucher, l’artiste souligne l’idée de ne pas modifier la nature et de la mettre en avant comme une œuvre

  • Benedetto Bufalino – Ne pas toucher, (c)Aurélien Mole
  • Benedetto Bufalino – Ne pas toucher, (c)Aurélien Mole
  • Benedetto Bufalino – Ne pas toucher, (c)Aurélien Mole
  • Alexandra Sà – d décaèdr, (c)Aurélien Mole
  • Benedetto Bufalino – Ne pas toucher, (c)Aurélien Mole
  • Pierre Laurent - Corner, (c)Aurélien Mole

Micro-climat 2010 :


Forêt  
Jean-Luc Bichaud – Parterre de propreté

Jean-Luc Bichaud se propose ici de recréer un aménagement « à la française » en installant une broderie, d’après Androuet du Cerceau, dans une clairière au cœur de la forêt. Faite en paillassons assemblés les uns aux autres, cette broderie débordant sur les allées de circulation conduira le spectateur, sur un mode ludique, à réfléchir à l’ordonnancement du parc et à sa nature profondément artificielle, créée et modifiée par l’homme.

Bassin de Diane  
Olivier Cazenove - Gaïa

Olivier Cazenove travaille le caoutchouc depuis 2006. Ce matériau dont la texture et l’aspect changent au gré des conditions climatiques, donne à la statue de Diane qu’il habille une élégance retrouvée. Laissée à l’abandon, Diane semble ici portée le deuil avec sa robe noire dans ce lieu abîmé par le temps. Elle devient alors Gaïa, déesse de la Terre. L’œuvre d’Olivier Cazenove entre ici en connivence avec la nature.

Parc à l’anglaise, grille de la Brosse
Jean-Blaise Picheral - Balisage

Le travail de Jean-Blaise Picheral se caractérise par un rapport à l’espace suscitant un regard différent et transformant l’espace en lieu. L’installation qu’il présente se compose de boules rouges oranges pare-battage suspendues formant ainsi un balisage, un signal depuis la route. Plus que l’installation elle-même, c’est l’espace qu’elle génère autour d’elle et le regard qu’elle provoque qui intéresse l’artiste.

  • Jean-Luc Bichaud – Parterre de propreté, (c)William Lacalmontie
  • Jean-Luc Bichaud – Parterre de propreté, (c)William Lacalmontie
  • Jean-Luc Bichaud – Parterre de propreté, (c)William Lacalmontie
  • Jean-Blaise Picheral - Balisage, (c)William Lacalmontie
  • Jean-Luc Bichaud – Parterre de propreté, (c)William Lacalmontie
  • Olivier Cazenove - Gaïa, (c)William Lacalmontie

Micro-climat 2009 :

Parc à l’anglaise, grille de la Brosse 
Laurent Pernot – Game Over

Laurent Pernot propose une installation ludique et ambivalente en détournant de façon impressionnante l’usage d’une cage de football. Au travers de cette installation , l’artiste interroge les limites de la performance, de la réussite et du dépassement de soi, qui, selon lui, font écho à certains aspects de notre monde actuel.
 
Perspective à la française, derrière le château 
Aurélie Slonina – Mauvaises herbes

Aurélie Slonina travaille sur les relations ambigües que l’homme entretient avec son environnement. Dans ses installations, mêlant légèreté et gravité, elle met en œuvre les tensions entre la maîtrise et la perte de contrôle sur la nature.
Dans l’alignement des jardins à la française du parc de Rentilly, Aurélie Slonina reproduit, suivant un plan datant du XVIIème siècle, un parterre de broderie, dont la particularité est d’être entièrement composé avec des mauvaises herbes. 
 
Parc à l’anglaise, grille d’honneur 
Romain Huteau – Polarisation

Le travail de Romain Huteau se situe dans la représentation et la mise en espace d’environnements sonores et visuels. L’œuvre présente dans le parc agit tel un filtre permettant le lien entre le spectateur, l’œuvre et l’environnement du parc. Ce dispositif d’installation réagit aux variations de la lumière allant de la transparence à l’opacité. Se joue alors une double résonance entre le spectateur, le paysage et lui-même.
 
 
 

  • Aurélie Slonina, Mauvaises herbes, (c) William Lacalmontie
  • Aurélie Slonina, Mauvaises herbes, (c) William Lacalmontie
  • Aurélie Slonina, Mauvaises herbes, (c) William Lacalmontie
  • Laurent Pernot, Game over, (c) William Lacalmontie
  • Aurélie Slonina, Mauvaises herbes, (c) William Lacalmontie
  • Romain Huteau, Polarisation, (c) William Lacalmontie
Parc culturel de Rentilly / Communauté d'Agglomération de Marne et Gondoire
Parc culturel de Rentilly
Domaine de Rentilly - 1 rue de l'Etang
Bussy Saint Martin - BP 29
77 607 Marne-la-Vallée Cedex 3
Tél. : 01 60 35 43 50
Courriel : parcculturelrentilly@marneetgondoire.fr

Un site de la communauté d’Agglomération Marne & Gondoire

http://www.marneetgondoire.fr/index.php?id=855

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