Parc culturel de Rentilly

Les résidences danse

Résidence danse : L’association du 48 / Sylvain Prunenec (2011-2013)

avec le soutien de la DRAC d’Île-de-France et du Conseil Général de Seine-et-Marne.

Sylvain Prunenec et sa compagnie, l’A48, sont en résidence sur le territoire de Marne et Gondoire depuis janvier 2012 et pour trois années. Le Parc culturel de Rentilly, l’Espace Charles Vanel de Lagny-sur-Marne, la Courée à Collégien, et le Centre culturel le Moustier à Thorigny-sur-Marne se sont associés pour accueillir cette résidence chorégraphique soutenue par le Conseil général de Seine-et-Marne et la DRAC Île-de-France.
« La danse, pour moi, est avant tout une pratique artistique de la relation. La relation à l’autre, qui suppose de l’écoute, de la curiosité. Une certaine relation au monde : le goût de l’exploration, le plaisir des sens. On peut le faire avec gravité ou avec légèreté, avec humour et force. C’est cela que nous souhaitons transmettre aux habitants de Marne et Gondoire, à travers les ateliers, les pièces et performances que nous proposons.  »
Sylvain Prunenec

Précis de camouflage


Par l’Association du 48 / Sylvain Prunenec. Avec Marie Orts, Miguel Garcia Llorens, Sylvain Riéjou et Sylvain Prunenec ; conception sonore : Sébastien Roux, costumes et décors : Clédat et Petitpierre, lumières : Eric Houillier

Dans la nature, le camouflage est d’abord une question de survie ; le prédateur et la proie rivalisent d’ingéniosité pour ne pas être repérés. L’enfant, lui, aime à se cacher, se rendre invisible pour observer à distance le monde réel afin peut-être de mieux le comprendre, de mieux y trouver sa place.Précis de camouflage ou cacher ce que l’autre voudrait voir et dénicher ce qui se cache…Ne manquez sous aucun prétexte cette pièce chorégraphique de Sylvain Prunenec où, une fois encore, il laisse exploser tout son humour et sa bonne humeur.

Durée : environ 40 min.

Espace des arts vivants, mercredi 6 mars à 16 h 00

À partir de 7 ans.Entrée libre. Nombre de places limité, réservation conseillée à partir du 25 février au 01 60 35 46 72

 

Film de présentation du spectacle Précis de camouflage

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Sylvain Prunenec

Issu du CNSMD de Paris, Sylvain Prunenec commence sa carrière d’interprète en 1985 chez Odile Duboc puis chez Dominique Bagouet, où il se révèle être un danseur d’exception. Dès 1995, il développe ses propres projets. Ses collaborations avec des artistes d’autres champs, musiciens ou écrivains, sont pour lui l'occasion de questionner et de reconsidérer sa propre pratique de la danse et la place de l’interprète dans les processus de création et de représentation. 

« Les temps de résidences déjà vécus m’ont amené à partager ma pratique de la danse avec des groupes de personnes variés et selon diverses modalités. A chaque fois, il s’agit de transmettre et partager des valeurs à l’œuvre dans le travail de création : le plaisir sensuel du corps en mouvement, le goût de l’exploration et celui de l’analyse, l’écoute de l’autre, la reconnaissance de sa propre singularité dans un travail de groupe… Il s’agit donc de permettre aux personnes concernées d’être au plus près, et  parfois au cœur même du processus de création.

Si l’atelier de pratique artistique permet de transmettre certaines notions fondamentales de l’acte de création, le partage et l’échange aux travers d’autres pratiques (pas nécessairement artistiques) peuvent s’avérer très enthousiasmants. En faisant se télescoper des pratiques aussi diverses que la philosophie, l’œnologie, la linguistique, la lecture en braille, l’ébénisterie ou la parfumerie, on contourne le geste créateur de l’artiste pour finalement peut-être mieux l’appréhender dans sa dimension plus quotidienne ou plus artisanale. 

Par ailleurs, le rapport entre danse, corps et territoire a été pendant plusieurs années un axe de recherche important de la compagnie : le corps de l’homme qui mesure le territoire et ainsi le définit et le nomme. Il en dresse ainsi une cartographie de signes et de gestes.  En écho au projet du Cœur urbain de la communauté d’agglomération de Marne et Gondoire, il s’agira d’interroger la relation de l’habitant à son propre territoire, de s’en distancier pour mieux le redécouvrir dans toute sa diversité, d’y inscrire des fictions pour, au fond, mieux se le réapproprier. »

Sylvain Prunenec

Territoires à explorer, pratiques en partage

Danseur et chorégraphe, Sylvain Prunenec mène de front ses activités d’interprète, un travail de recherche et de créations personnelles, ainsi qu’une pratique de la transmission aussi bien en direction de futurs professionnels que d’amateurs. Avec sa compagnie, l’A.48, il a été accueilli en résidence à la Halle aux Grains à Blois (1999–2000), au Forum Culturel de Blanc-Mesnil (2002–2005), au Théâtre de Vanves (2008–2009), au collège Georges Politzer à Bagnolet dans le cadre du programme In situ initié par le Conseil Général de Seine-Saint-Denis (2009-2010). 
Ces résidences l’ont amené à partager sa pratique de la danse avec des groupes de personnes variés et selon diverses modalités. A chaque fois, il s’agit de transmettre et partager des valeurs à l’œuvre dans le travail de création : le plaisir sensuel du corps en mouvement, le goût de l’exploration et celui de l’analyse, l’écoute de l’autre, la reconnaissance de sa propre singularité dans un travail de groupe…  Il s’agit donc de permettre aux personnes concernées d’être au plus près, et  parfois au cœur même du processus de création.
Si l’atelier de pratique artistique permet de transmettre certaines notions fondamentales de l’acte de création, le partage et l’échange aux travers d’autres pratiques (pas nécessairement artistiques) peuvent s’avérer très enthousiasmants. En faisant se télescoper des pratiques aussi diverses que la philosophie, l’œnologie, la linguistique, la lecture en braille, l’ébénisterie ou la parfumerie, on contourne le geste créateur de l’artiste pour finalement peut-être mieux l’appréhender dans sa dimension plus quotidienne ou plus artisanale. 
Par ailleurs, le rapport entre danse, corps et territoire a été pendant plusieurs années un axe de recherche important de la compagnie. Cela a donné lieu à plusieurs créations dont Effroi et Redoux, mais c’est aussi sur cette thématique que s’est développé le projet In Situ au collège G. Politzer de Bagnolet : le corps de l’homme qui mesure le territoire et ainsi le définit et le nomme. Il en dresse ainsi une cartographie de signes et de gestes.  En écho au projet du Cœur urbain de la communauté d’agglomération de Marne et Gondoire, il s’agira d’interroger la relation de l’habitant à son propre territoire, de s’en distancier pour mieux le redécouvrir dans toute sa diversité, d’y inscrire des fictions pour, au fond, mieux se le réapproprier.
Sylvain Prunenec et l’A.48 sont aujourd’hui prêts à mettre en œuvre un projet de créations et de rencontres à l’attention des habitants de Marne et Gondoire. Ce sera d’un travail d’équipe associant les collaborateurs des projets de la compagnie : danseurs, scénographe, metteur en scène, écrivain, productrice, technicien…  Ils souhaitent être une force de proposition auprès des institutions partenaires pour construire dans le dialogue les meilleures conditions de la création et de sa réceptivité par les habitants. S’ils choisissent de mettre leur expérience de précédentes résidences au service d’un nouveau projet et d’un nouveau territoire, ils s’appuieront aussi sur de nouvelles données en lien avec l’actualité artistique de la compagnie.

La nuance

Depuis de nombreuses années, l’urbanisation  galopante et à grande échelle de grandes parties de territoires a généré une uniformisation architecturale des lieux de vie : les grandes barres des cités où sur cinq, dix ou vingt étages et sur des centaines de mètres de long les mêmes appartements, les uns au-dessus des autres sont conçus à l’identique. Identiques aussi les maisons entourées de frais gazon des quartiers pavillonnaires. Cette uniformisation de façade est le pendant de celle de nos modes de vie si fortement induits par l’injonction de notre société de consommation. A cela s’ajoute le caractère binaire tellement courant de nos jours : on est identifié comme ceci ou cela et le « ou » est exclusif : français ou étranger, de droite ou de gauche, homo ou hétéro, faible ou puissant, etc.… Et cette fâcheuse tendance à la stigmatisation des personnes en fonction du lieu qu’elles habitent, de leur physique, de leur origine.
Contre le simplisme binaire et l’uniformisation, l’A.48  voudrait par son travail faire l’éloge de la nuance ; au conformisme rétrécissant préférer le mouvement expansif de la vie dans une diversité de tonalités, une multiplicité d’expressions ; travailler avec précision à la différenciation de ce qui semble à première vue indifférencié. 
Dans le roman Les vagues de Virginia Woolf l’un des personnages dit : « Il devient clair que je ne suis pas simple et un mais plusieurs et complexe. » Dans ce même roman, au début de chaque chapitre, l’auteur décrit un même paysage (une maison et son jardin en bord de mer) à différents moment de la journée depuis l’aube jusqu’à la nuit tombée. Elle décrit merveilleusement la lumière qui nuance toute chose, et les vagues qui se suivent et se ressemblent et ne sont pourtant jamais les mêmes.
C’est donc aussi à partir de cette notion de nuance que s’élaborera le programme d’actions de créations, de sensibilisation et  de rencontres proposé à Marne et Gondoire.

Actions 

Ateliers de pratique artistique Ils seront donnés dans les écoles, collèges, lycées par les danseurs de la compagnie. Ils pourront s’accompagner de courtes performances ou improvisations présentées par les danseurs eux-mêmes dans la cour de l’établissement aux heures de récréations. Dans ces ateliers, on privilégiera le travail d’écoute des partenaires, la recherche personnelle de matériaux chorégraphiques. On fera partager le plaisir de l’improvisation. A la notion d’évaluation, on préférera celle d’expérimentation. 

Semis de gestes, semis de signes est un titre générique pour des performances, actions chorégraphiques courtes  et légères à disséminer dans l’espace public. Comme il a été souligné plus haut, un axe de recherche important de l’A.48 a été le lien entre le corps, le territoire et l’identité. Ce travail a donné lieu à des spectacles pour la scène mais aussi à des performances pour des Centres d’Arts ou des jardins. Certaines de ces matières seront exploitées, réinvesties et adaptées à de nouveaux espaces publics.  
Inspirées des descriptions de la nature et des variations de lumière en fonction de la course du soleil dans le roman de V. Woolf Les vagues, certaines de ces performances in situ trouveront leurs places dans Le Parc de Rentilly. En bouleversant l’ordre des saisons (faire tomber les feuilles mortes au printemps, provoquer une tempête de neige en plein été…) la fiction s’inscrit de plein pied dans la réalité, de nouveaux rites s’expérimentent. Certaines de ces performances pourront associer des amateurs.

Parcours

Sylvain Prunenec a été interprète pour Odile Duboc, Dominique Bagouet, Trisha Brown, Hervé Robbe, Loïc Touzé, Boris Charmatz. Il a participé à la création de "O,O" de Deborah Hay (2006) et rejoint Olga De Soto pour la pièce Incorporer ce qui reste ici au cœur (2007). En juillet 2008 au Festival d'Avignon (sujet à vif), il danse dans Trois cailloux mis en scène par Didier Galas, avec Laurent Poitrenaux. Il est interprète dans la pièce de Christian Rizzo L’oubli toucher du bois (2010) et reprend le rôle de Julie Nioche dans Nos solitudes (2011).

Au cinéma, il tourne dans Jeanne et le garçon formidable (1998) d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau, et dans le film de Jean-Paul Civeyrac, Toutes ces belles promesses (2003). 

Depuis 1995, au sein de sa compagnie, l’association du 48, Sylvain Prunenec crée ses propres pièces souvent en collaboration avec des musiciens : Verso Vertigo (Fondation Cartier, 1996), Bâti (Centre Georges-Pompidou – les solitipi, 1998) avec Fred Bigot, musicien électronique, La Finale (Ircam, Festival Agora, 2002), Fronde Ethiopia (Montpellier Danse, 2002) avec Françoise Rivalland, percussionniste.

Depuis 2000, il a tissé des collaborations avec des artistes africains, notamment la compagnie de danse éthiopienne Adugna et la compagnie congolaise Les Studios Kabako, de Faustin Linyekula. Ils ont créé ensemble Si c’est un nègre / autoportrait (chorégraphie de Faustin Linyekula) pour le Vif du Sujet au festival d’Avignon (2003) et développé un projet entre l’Ethiopie, le Congo et la France intitulé KinAddis / Chantiers chorégraphiques (2004-2005). Il est lauréat de la Villa Medicis Hors les murs (2002) pour un travail de recherche en Ethiopie.

En résidence au Forum culturel, scène conventionnée de Blanc-Mesnil, il crée deux pièces sur le thème du corps démembré : Effroi, solo (2003), et Redoux (2004), pour six interprètes, présenté l’année suivante au Centre Georges-Pompidou. 
En janvier 2007 au Centre national de la danse, il crée Lunatique, inspiré des travaux du physiologiste Étienne-Jules Marey. About you, pièce pour quatre interprètes créée en 2008, s’appuie sur la décomposition du mouvement. 

Il propose des performances, improvisations en extérieur ou dans des centres d’art : FRAC Le Plateau, 2004 ; La Villette 100 Dessus Dessous, 2004 ; Fondation Cartier, 2005 ; La Villette Hors Champs, 2005 ; Barbirey Entre cour et jardins, 2006 ; festival We Want Rock’n Roll lelabo Paris, 2007.

En résidence au théâtre de Vanves (saison 2008-2009), il entame une nouvelle étape de son travail : rendre lisible dans le corps les chemins pas toujours très ordonnés des intentions et des sentiments. Le duo Ouvrez ! est créé en décembre 2008 pour l'ouverture du festival Ardanthé. 

Dans le cadre du festival Concordan(s)e en avril 2010, Sylvain Prunenec a collaboré avec l’écrivain Mathieu Riboulet  pour la création de Jetés dehors.

Sa dernière pièce Gare ! un solo sur les thèmes de l’amour, de la pulsion criminelle et de l’extase sexuelle, a été créée en février 2011 au Théâtre de la Cité Internationale à Paris dans le cadre du festival Hors Saison.

Photographies copyright : Lucien Prunenec, Stéphane Dussère, Jean-Gabriel Lopez

Résidence Danse : Cie Les Orpailleurs (2007-2009)

Associée au Parc culturel entre 2007 et 2009, la compagnie Les Orpailleurs est intervenue, sur le territoire de Marne et Gondoire, de façon très active en direction du public scolaire. Au cours de ces deux années de résidence, le chorégraphe Jean-Christophe Bleton et ses danseurs sont allés à la rencontre de classes élémentaires et leur collaboration a abouti à plusieurs présentation lors des différentes éditions du festival PrinTemps de paroles.

Photo copyright Yann Piriou

Parc culturel de Rentilly / Communauté d'Agglomération de Marne et Gondoire
Parc culturel de Rentilly
Domaine de Rentilly - 1 rue de l'Etang
Bussy Saint Martin - BP 29
77 607 Marne-la-Vallée Cedex 3
Tél. : 01 60 35 43 50
Courriel : parcculturelrentilly@marneetgondoire.fr

Un site de la communauté d’Agglomération Marne & Gondoire

http://www.marneetgondoire.fr/index.php?id=237

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